Thérapie des schémas

RÉPÉTITION DES SCÉNARIOS DE VIE ET THÉRAPIE DES SCHÉMAS


La répétition des schémas de vie est consécutive à la réactivation des émotions non résolues dans l’enfance.


Lorsque des émotions sont réactivées en rapport avec des schémas de vie consécutifs à des croyances, la personne ne peut plus y faire face.


Elle est submergée par les émotions, ce qui la conduit au repli, à éviter les situations sociales ou les situations quotidiennes de rencontre avec l'environnement physique.


La vie est remplie de confusion et les émotions empêchent de résoudre les problèmes relationnels rencontrés.


La personne est aspirée dans la spirale d'un échec, consécutif à un scénario de vie qui la déprime. Elle répète toujours la même erreur qui peut avoir lieu au travail, dans la vie personnelle ou dans les loisirs. Les mêmes actions se répètent. Pourtant elle sait qu'il faut faire autrement.


Le scénario est bouclé par des émotions et des actions impulsives ou compulsives qui s'imposent à la personne, sans qu'elle puisse les maîtriser.


Les schémas sont difficiles à modifier et nécessitent l’aide d’un professionnel : ce sont des croyances sur soi-même et sur le monde qui sont profondément enracinées et qui ont été apprises à un très jeune âge. Les schémas représentent souvent toute la connaissance d’une personne. Aussi destructeurs qu'ils soient, ils assurent à la personne un sentiment de sécurité et de prévisibilité.


Les personnes sont réticentes à abandonner leurs schémas car ceux-ci représentent un noyau central dans leur identité. Renoncer à un schéma est une chose déstabilisante : le monde entier bascule.


Vu sous cet angle, la résistance à la thérapie est une forme d'auto-conservation, une tentative pour maintenir le contrôle sur la cohésion interne. L'abandon d'un schéma est un renoncement à la connaissance que l'on a de soi-même et du monde. Le travail thérapeutique apporte de nouvelles bases plus stables avec le soutien permanent du thérapeute.


Exemple :


Martine a un schéma d'Imperfection, qui trouve essentiellement son origine dans ses relations infantiles avec sa mère.


« Ma mère n'aimait rien en moi », dit-elle à son thérapeute, et « Je ne pouvais rien y faire : je n'étais pas jolie, ni agréable ni appréciée ; je n'avais pas beaucoup de personnalité, je ne savais pas m'habiller de façon originale. La seule chose, c'est que j'étais intelligente, mais ça, elle n'en avait rien à faire. »


Martine a maintenant 31 ans ; elle a peu d'amies féminines. Son petit ami, Serge, vient de la présenter à des femmes que fréquentent ses amis. Martine les apprécie beaucoup, elle reconnaît qu'elle a été bien accueillie par celles-ci, mais elle se sent incapable d'établir des relations amicales avec ces personnes.


« Je pense qu'elles ne m'aiment pas », dit-elle à son thérapeute. « Je suis très nerveuse avec elles, je ne tiens pas en place et je ne me comporte pas normalement. »


Martine n’arrive pas à réguler les émotions liées à son schéma, consécutif à sa relation avec sa mère, et ses « anciennes émotions » perturbent sa vie actuelle.


L’intervention d’un thérapeute est nécessaire pour permettre à Martine d’éliminer ces émotions et de les remplacer par des pensées plus saines, un comportement plus adapté.

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