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Notre philosophie et le voyage intérieur



Il n’y a rien de sorcier : Lorsqu’une mère par exemple prend conscience que la manière de faire avec son enfant est inappropriée, qu’elle modifie son comportement de sorte à ce que sa relation avec son enfant s’harmonise, elle est entrée dans un autre champ de conscience. Mais on comprendra également que si elle a hérité sa façon de faire de sa propre mère,

un travail de fond devra être engagé.



Au travers de nombreux auteurs, la psychologie, science de la conscience et du développement humain a fait d’énormes progrès.


Les expériences ont commencé sur des animaux en montrant qu’il était possible de les conditionner.


Chacun d’entre nous connaît l’expérience de Pavlov ou le chien habitué à recevoir de la nourriture finit par saliver lorsque la lumière rouge s’allume, même si plus aucune nourriture ne vient. C’est au début de la psychologie ce que l’on appelait le béhaviorisme.


Puis d’autres auteurs par leurs observations et leurs analyses ont apporté des modifications aux pensées de départ. Ainsi, avec Sigmund Freud nous avons appris que nous avons un inconscient, un préconscient, un conscient, mais également un moi au sein de cette conscience accompagnée d’un ça et d’un Surmoi.


Avec l’arrivée de la pensée de Carl Gustav Jung, psychiatre fondateur de la psychologie des profondeurs, nous apprenons que le développement ultime de l’être humain est la conscience et que cette dernière s’apparente à l’éveil ou à l’illumination dont parlent de nombreuses traditions mystiques.


La façon que nous avons de considérer la thérapie s’organise donc autour de techniques et de stratégies qui accompagnent les personnes vers une plus grande ouverture de conscience. Cette ouverture de conscience qui procède d’un cheminement est aussi une ouverture à plus de fraternité et de solidarité, mais également une pénétration dans la dimension sacrée de l’existence de l’être humain.


Cette ouverture de conscience peut s’apparenter à ce chant secret dont nous parle Goethe dans la première strophe de son poème : « Les Mystères ». Quant à la deuxième strophe, elle témoigne du travail qu’il est nécessaire de faire pour avancer sur le chemin. En effet, si l’ouverture de conscience est le processus que l’homme doit suivre, cette ouverture ne lui est pas donnée de façon systématique : il se doit de la « mériter ».


Un chant secret prélude à nos oreilles,

Venez l'entendre tous à grand renfort !

La voie qu'il chante est pleine de merveilles,

La vue est libre vers l'ultime port.

Si le sentier s'égare sous la treille

Ne craignez rien et marchez sans remords,

En temps voulu, heureux et hors d'haleine,

Nous toucherons au terme de nos peines.


Qu'aucun pourtant ne croie qu'il est à même

De déceler l'énigme sur-le-champ ;

Beaucoup d'esprits verront dans cet emblème

De quoi nourrir leur cœur à bon escient.

Les uns fuiront dans un effort suprême,

Mais il se peut que d'autres, conscients

Du suc enclos sous l'écorce propice,

D'un sens caché y cherchent les indices.


L’idée de l’ouverture de la conscience ne va pas sans que plane dans les esprits le mot « spiritualité ».


Pour éviter tout malentendu, il existe une spiritualité « laïque » et il faut poser une distinction claire entre la spiritualité « laïque » et la religion comme nous y enjoint le psychiatre Stanislav Grof :


« La spiritualité est fondée sur des expériences directes d'aspects et de dimensions non-ordinaires de la réalité. Son expression ne requiert pas d'endroit spécifique ni de personne officiellement désignée pour servir d'intermédiaire avec le divin. Les mystiques n'ont pas besoin d'églises ou de temples. Leur corps et la nature constituent le cadre dans lequel ils expérimentent la dimension sacrée de la réalité, y compris leur propre divinité. Et pour les soutenir, au lieu de prêtres qui officient, les mystiques ont plutôt besoin d'un groupe de fidèles également engagés dans une quête de spiritualité ou de la guidance d'un maître plus avancé qu'eux-mêmes dans leur voyage intérieur.


La spiritualité implique une relation d'un genre particulier entre l'individu et le cosmos et est par essence une affaire personnelle et privée. En comparaison, la religion organisée est une activité de groupe institutionnalisée qui se déroule dans un lieu spécifiquement dédié à cet effet, un temple ou une église, avec une hiérarchie d'officiels nommés, ayant ou non une expérience personnelle des réalités spirituelles. Dès qu'une religion est organisée, elle perd souvent en totalité la connexion avec sa source spirituelle et devient une institution séculière qui exploite les besoins spirituels humains sans les satisfaire ».


Dans l’accompagnement vers le voyage intérieur de nos patients/clients, nous n’avons pas la prétention d’être des maîtres, mais du fait de notre propre travail, nous sommes parfois plus conscients et partageons cette avance, toute relative, avec celles et ceux qui viennent à nous. Celles et ceux que nous accompagnons nous apportent également beaucoup en retour.


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Lorsque nous avons une personne en face de nous, nous ne la considérons pas comme un cas ou comme une pathologie, comme c’est, hélas, trop souvent le cas dans les milieux médicaux et psychiatriques. Nous ne considérons pas non plus la personne en face de nous comme un individu exclusivement défini par son identité, par son corps ou son psychisme.


La personne peut-elle être dès lors, en dernier ressort, être uniquement décrite par son histoire, par son vécu ?


À ce stade, il ne semble plus guère rester de solutions pour circonscrire une personne. Or, un être humain est un être qui est à la découverte de son âme. Oui, quoi que vous fassiez, quoi que vous entrepreniez, quoi que vous pensiez, vous êtes un être en chemin vers lui-même, c’est-à-dire un être en quête de la découverte de son âme. On comprend dès lors que la façon qu’a le thérapeute de se positionner face à la personne va être profondément différente.


L’ouverture du champ de la conscience est donc une valeur fondamentale qui ne peut exclure en aucun cas la dimension spirituelle. Ces paroles sont sans aucun doute difficiles à saisir tant que la personne reste identifiée à ses croyances et à ses problèmes et qu’elle est incapable de prendre de la distance ou de changer son regard.


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C’est pourquoi l’accompagnement thérapeutique permettra d’agrandir le champ de la réalité, car il s’agit d’éclairer ce qui est caché, refoulé et permettre à une personne de découvrir en elle une réalité plus vaste et plus complexe que ce qu’elle pouvait s’imaginer auparavant.


Dépasser la notion d’ego ou de personnalité permet dès lors une croissance dans un double mouvement. Il y a bien sûr le déploiement horizontal qui va de la naissance à la mort, mais il s’opère également un déploiement vertical par des ouvertures de conscience, voire même des percées spirituelles.


Dans le premier temps de la thérapie, il s’agira de se focaliser sur les structures limitantes et inadéquates qui engendrent problèmes et souffrances. Ce premier temps est un temps de réappropriation de son histoire. Dans un deuxième temps, le travail consistera à abandonner ce qui est arrivé dans le passé. Ne plus être identifié à son passé c’est commencé à vivre dans le présent ou plus précisément avoir une présence dans l’instant.


Cette présence dans l’instant libère le mental et nous allons encore une fois citer Goethe pour que le lecteur puisse comprendre et saisir ce qu’est cette vie, lorsque le mental est libéré :


« Il règne dans mon âme une étonnante sérénité, semblable à la douce matinée de printemps dont je jouis avec délices. Je suis seul, et je goûte le charme de vivre dans une contrée qui fut créée pour des âmes comme la mienne. Je suis si heureux, mon ami, si abîmé dans le sentiment de ma tranquille existence, que mon talent en souffre. Je ne pourrais pas dessiner un trait, et cependant je ne fus jamais plus grand peintre. Quand les vapeurs de la vallée s'élèvent devant moi, que le soleil lance d'aplomb ses feux sur l'impénétrable voûte de mon obscure forêt, et que seulement quelques rayons épars se glissent au fond du sanctuaire ; que, couché sur la terre dans les hautes herbes, près d'un ruisseau, je découvre dans l'épaisseur du gazon mille petites plantes inconnues ; que mon cœur sent de plus près l'existence de ce petit monde qui fourmille parmi les herbes, de cette multitude innombrable de vermisseaux et de moucherons de toutes les formes ; que je sens la présence du Tout-Puissant qui nous a créés à son image, et le souffle du Tout-Aimant qui nous porte et nous soutient flottants sur une mer d'éternelles délices ; mon ami, quand le monde infini commence ainsi à poindre devant mes yeux, et que je réfléchis le ciel dans mon cœur comme l'image d'une bien-aimée, alors je soupire et m'écrie en moi-même : « Ah ! Si tu pouvais exprimer ce que tu éprouves ! Si tu pouvais exhaler et fixer sur le papier cette vie qui coule en toi avec tant d'abondance et de chaleur, en sorte que le papier devienne le miroir de ton âme, comme ton âme est le miroir d'un Dieu infini !... » Mon ami... Mais je sens que je succombe sous la puissance et la majesté de ces apparitions ».


Les souffrances du jeune Werther

Goethe


Le point de vue philosophique que nous tenons à donc pour base le changement de conscience. Il n’y a rien de sorcier. Lorsqu’une mère par exemple prend conscience que la manière de faire avec son enfant est inappropriée, qu’elle modifie son comportement de sorte à ce que sa relation avec son enfant s’harmonise, elle est entrée dans un autre champ de conscience. Mais on comprendra également que si elle a hérité sa façon de faire de sa propre mère, un travail de fond devra être engagé.



Thérapeutique

« La façon que nous avons de considérer la thérapie s’organise autour de techniques et de stratégies qui accompagne les personnes vers une plus grande ouverture de conscience »

« La spiritualité est fondée sur des expériences directes d'aspects et de dimensions non-ordinaires de la réalité. Son expression ne requiert pas d'endroit spécifique, ni de personne officiellement désignée pour servir d'intermédiaire avec le divin »

« Oui, quoi que vous fassiez, quoi que vous entrepreniez, quoi que vous pensiez, vous êtes un être en chemin vers lui-même, c’est-à-dire un être en quête de la découverte de son âme »

« Il règne dans mon âme une étonnante sérénité, semblable à la douce matinée de printemps dont je jouis avec délices. Je suis seul, et je goûte le charme de vivre dans une contrée qui fut créée pour des âmes comme la mienne »

« Vers le voyage intérieur de nos patients/clients, nous n’avons pas la prétention d’être des maîtres »

« Il n’y a rien de sorcier »