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Le cosmos en soi


La définition grammaticale du mot « soi» dans le Larousse est: pronom «réfléchi» de la troisième personne et des deux genres !


Pour Carl Gustav Jung, fondateur de la psychologie des profondeurs et auteur de la notion du « Soi », ce dernier est le lieu où les contradictions des opposés s’abolissent.


L’astrophysicien Hubert Reeves appelle ce lieu le «moi profond», en poursuivant : «ce moi qui n’est pas moi et me fait être le plus moi ». Il est le Soi individuant qui nous fonde comme « individu » en nous remémorant nos « origines ».


Par la double notion qu’il instaure d’un monde psycho­physique, le Soi rejoint le transcendantal, but du processus d’individuation.


Toute quête est celle de notre unité intérieure. Nous tour­nons autour de ce point central de l’ensemble de ce que nous sommes comprenant les différentes couches de nos inconscients, de leur lumière, de leur ombre. On peut consi­dérer le Soi comme le centre de notre être global et le moi comme le centre de notre conscience d’exister.


Une fois admise la concordance psychophysique entre l’in­térieur et l’extérieur, on peut concevoir qu’il n’y a pas de hasard : il n’y a que du sens ou des événements signifiants.


Se pencher sur le mandala de notre thème de naissance - en le considérant comme une représentation de notre psyché - nous permet de reconsidérer les conditionnements de notre histoire sous un angle différent. Cette image qui parle à la partie irrationnelle en nous, peut nous aider à rassembler nos énergies, à les centrer, dans une seule direction, vers l’Unité, vers le Soi dont notre idéal solaire nous montre le chemin.


En astrologie, cet idéal est inscrit au centre du symbole du Soleil lui-même : une circonférence et son point central. En ce point, le discours schizoïde qui sépare l’esprit et la matière trouve son issue dans la logique du troisième terme, tiers absent et présent, lieu du vide-plein dans une autre dimension de nous-mêmes. Le Soi intègre et ordonne tous les opposés.


À sa lumière, le sujet désirant se transforme lui-même et n’essaie plus de transformer l’autre ou l’objet porteur de la projection de son désir.