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Introduction aux ateliers

Tous les enfants ont des « antennes »

Le développement psychologique de l’enfant par l’astrologie psychologique


N’est-il pas dès lors de la plus haute importance pour un parent de savoir et de comprendre les croyances innées de son enfant, d’après les archétypes de sa structure astrale, afin de pouvoir en tenir compte et l’aider à mieux gérer ses émotions, l’aider à mieux se structurer, simplement mieux le comprendre. Ces connaissances évitent bien des écueils et permettent une vie plus fluide.


Avant de comprendre quels intérêts peuvent avoir ces ateliers dans la guidance parentale, il nous faut faire un petit tour sur ce que nous révèle notre thème astral sur nos propres expériences, nos propres traumatismes et nos propres difficultés durant notre enfance, mais surtout sur la manière dont tout cela se relie à nos vies présentes.


Nous allons donc nous pencher un moment sur notre enfance et notre passé pour clarifier notre présent. Il ne s'agit pas de se complaire à évoquer ce que, selon nous, notre mère ou notre père nous ont fait. Mais un retour en arrière vers nos premières expériences peut nous aider à mieux comprendre le présent et à progresser dans notre vie actuelle.


Le passé nous intéresse dans la mesure où il encombre souvent la route de l'avenir.


Pour avoir suivi un cursus en psychologie universitaire et un cursus en astrologie psychologique, je souhaite avant toute chose établir une distinction fondamentale entre la manière dont beaucoup d'écoles de psychologie traditionnelle envisagent les expériences de l'enfance, et celle dont l'astrologie psychologique considère les événements du début de la vie.


Certains courants de psychologie traditionnelle affirment que l'enfant est à la naissance une page blanche sur laquelle vont s'inscrire ensuite ses différentes expériences. Sigmund Freud dit même qu’à partir d’un certain âge, les choses sont écrites et difficilement modifiables.


C'est ce que l'on appelle la théorie de la tabula rasa, selon laquelle la manière dont on nous traite dans l'enfance est à l'origine de certains patterns ou « scénarios » qui déterminent ensuite l’image que nous avons de nous-mêmes et de nos présomptions sur ce qui va nous advenir plus tard dans la vie.


Développons cette idée. Tant sur nous-mêmes que sur la vie en général, les diverses expériences de l'enfance nous amènent à tirer certaines conclusions ou à adopter certaines attitudes, qui constituent ce que l'on pourrait appeler des « opinions existentielles ».


Si, par exemple, votre mère, sur une longue période de votre enfance, ne s'est pas montrée très experte pour s'occuper de vous, il se forme alors un pattern, une présomption, ou une opinion sur la vie comme : « le monde n'est pas un lieu très sûr pour vivre » ou « ceux dont j'ai besoin me laisseront tomber ». Ou si, à trois ans, vous voyez votre père claquer la porte et disparaître en abandonnant sa famille, vous allez penser « qu'on ne peut pas compter sur les hommes », ou même « je suis si mauvais que je fais fuir les gens ».


Les premières expériences de l’enfance nous marquent très profondément, et une petite coupure dans l'écorce d'un arbrisseau risque de se transformer en une large entaille lorsqu'il aura atteint sa taille adulte.


C’est ainsi que ce qui se produit au début de notre vie s'imprime au plus profond de nous-mêmes. Ces impressions se fixent la plupart du temps dans notre inconscient et ne laissent aucune trace dans notre souvenir. Mais elles donnent naissance à des attentes et des convictions selon lesquelles nous continuons à percevoir et organiser notre expérience. En d'autres termes, la manière dont nous voyons et apprécions le présent est conditionnée par ce qui s'est produit dans le passé. C'est ce que l'on appelle quelquefois le « déterminisme psychique ».


Tout événement ou phénomène mental particulier est associé à des circonstances chronologiquement antérieures. Même un fantasme sur un événement passé peut déterminer la manière dont nous interprétons le présent ; il n'est pas nécessaire qu'il se soit réellement produit.


Donc si vous croyez que vous avez fait fuir votre père, alors qu'en réalité il est parti pour de tout autres raisons, ce fantasme initial continuera à influencer vos attentes ultérieures. Plus tard dans la vie, vous sélectionnerez vos perceptions, ne remarquant en toutes circonstances que ce qui vient corroborer vos suppositions et convictions. Il vous sera alors impossible de voir ce qui ne correspond pas à vos attentes.


Quelqu'un a dit un jour : « La vie nous donne ce que nous en attendons ». Bref, nos attentes conditionnent notre expérience de la réalité, qui en retour renforce nos convictions initiales.


L'astrologie psychologique envisage tout cela d'une manière légèrement différente.


Au lieu de nous considérer à la naissance comme une simple page blanche et de croire que ce que l'on nous a fait dans notre enfance est à l'origine de nos opinions sur la vie et sur nous-mêmes, l'astrologie psychologique estime que nous possédons déjà à la naissance une prédisposition innée qui s'attend à voir se produire certaines choses.


Plus que le conditionnement de l'enfance, c'est notre propre nature intérieure, telle qu'elle apparaît dans les configurations de notre thème de naissance, qui nous prédispose à percevoir l'expérience d'une certaine manière. Au cours de notre enfance, certaines attentes archétypiques innées vont structurer ce que nous filtrons de notre expérience.


C’est pourquoi le psychiatre suisse Carl Gustav Jung dit que tout ce qui, dans notre nature psychique, ne nous devient pas conscient, nous arrive de l’extérieur sous la forme d’un destin.


On peut définir un archétype comme la représentation mentale d'un instinct. Les êtres humains existent depuis très longtemps, et les processus d'évolution ont bâti et structuré dans nos psychés certaines attentes se transmettant de génération en génération et constituant une sorte de « sagesse de la cellule ». Nous nous attendons, à la naissance, à ce qu'il y ait une mère ou, à un niveau encore plus élémentaire, un sein.


La mère n’a pas besoin de montrer chemin du sein à son enfant, il le trouve tout seul ! Même dans le ventre de notre mère, nous sommes dans l'attente d'un sein, car tout cela est inscrit dans la mémoire de nos cellules, comme l'attente d'un père, et celle de la croissance et de la mort. Toutes ces images sont présentes en nous, avant même que nous en fassions véritablement l'expérience.


Nous avons donc tous à la naissance une image de chaque archétype : une image de la mère, une image du père, une image de la naissance, une image de la croissance, une image de la mort, etc. Mais les images de ces phénomènes archétypiques sont légèrement différentes pour chacun de nous et montrent une grande diversité.


La Lune, par exemple, concerne la mère, et comme nous avons tous la Lune dans notre thème natal, nous avons donc à la naissance une image archétypale de notre mère, avant même de la rencontrer effectivement. C’est pourquoi il a été dit plus haut que nous possédons déjà à la naissance une prédisposition innée qui s'attend à voir se produire certaines choses.


Cela pose une question essentielle lorsque nous sommes à notre tour devenus des parents : comment mon enfant, de par sa constitution psychique me voit-il ? Me ressent-il ? Qu’attend-il de moi ?


La nature de cette image archétypale, c'est-à-dire le type de mère très précis que nous attendons, est montrée par la position en signe de la Lune et les aspects qu'elle reçoit.


De la même manière, nous avons dès le départ le sentiment qu'il va y avoir un père. La nature jusqu’à présent et depuis des millénaires nous l’a enseigné. Tout le monde a dans son thème le Soleil, que l'on peut considérer comme le symbole du père. La position en signe et les aspects du Soleil vont décrire avec beaucoup de précision notre image innée du père.


N'oubliez pas que la perception est fonction de l'attente et que le contenu est fonction du contexte. Ce que nous nous attendons à voir va influencer notre manière de percevoir ce qui est effectivement là. Les images et les archétypes innés organisent et structurent notre expérience. Ainsi, avec un trigone Lune Jupiter, nous associons à notre mère une attente innée d'abondance et d'expansion. Comme c'est ce que nous nous attendons à voir, notre perception va être sélective, et nous aurons tendance à remarquer plus facilement les fois où notre mère se montre généreuse, expansive et jupitérienne, plutôt que celles où elle va être froide et répressive.


Mais si nous sommes nés avec une conjonction Lune Saturne, nous nous attendons à des difficultés ou de la froideur auprès de votre mère, et cette impression innée nous fera prêter davantage attention aux fois où elle se conforme à ce portrait, en négligeant celles où elle agit autrement.


Il suffit de demander à 5 enfants, membres de la même fratrie, de parler de leur mère et vous constaterez que chaque enfant en parle différemment. Il en parlera selon sa structure archétypale innée à travers laquelle il aura vécu sa propre expérience dans sa relation à la mère.


Nous pouvons comprendre maintenant plus précisément la différence entre les écoles de psychologie traditionnelle et l'astrologie psychologique. La psychologie traditionnelle reproche souvent aux parents ce qu'ils nous ont fait, alors que selon l'astrologie psychologique, nous sommes en partie responsables de la manière dont nous expérimentons nos parents, du fait de notre tendance à interpréter leurs actes en fonction de nos présomptions et croyances innées.


N’est-il pas dès lors de la plus haute importance pour un parent de savoir et de comprendre les croyances innées de son enfant, d’après les archétypes de sa structure astrale, afin de pouvoir en tenir compte et l’aider à mieux gérer ses émotions, l’aider à mieux se structurer, simplement mieux le comprendre. Ces connaissances évitent bien des écueils et permettent une vie plus fluide.


Car l'attitude effective des parents, si maintenant nous nous positionnons en tant que parents, va soit renforcer ces impressions innées de l’enfant, soit assouplir ou tempérer certaines de ses attentes fondamentales.


Si nous nous attendons à une mère exécrable, et qu'elle se révèle particulièrement aimante et sécurisante, certaines de nos attentes innées négatives vont s'atténuer. Si nous avons à la naissance l'image intérieure de la Mère Terrible, c'est elle que nous nous attendrons à rencontrer. Et s'il s'avère que notre vraie mère, quelle qu'en soit la raison, ne peut s'occuper de nous, cette attente archétypique innée sera confortée et renforcée.


Ce qui vient d’être dit est connu en psychologie comme l'opposition innée/ acquis. Ceux qui sont en faveur de l'acquis sont convaincus que la manière dont on nous traite dans l'enfance détermine ce que nous sommes. Ceux qui privilégient l’inné pensent que nous avons à la naissance un tempérament particulier conditionnant la manière dont nous expérimentons la vie.


La psychologie astrologique penche évidemment pour l'idée que nous naissons avec un certain tempérament inné, et que notre conditionnement archétypique précède celui de notre enfance.


C'est sans aucun doute un mélange des deux, mais l'astrologie psychologique place le tempérament en premier, et le conditionnement effectif de l'enfance en second, à cause de cette tendance à percevoir les événements et les gens qui nous entourent dans l'enfance avec les lunettes de notre propre tempérament. Si nos lunettes sont bleues, la vie nous semble bleue. Avec des lunettes rouges, elle nous semble rouge. Le thème natal qui décrit notre conditionnement et nos attentes archétypiques prend alors toute son importance.


L’objectif de ces ateliers est de permettre aux parents, pères et mères de mieux cerner la couleur du filtre des lunettes de l’enfant.





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