Schizophrénies


Caractéristique majeure : la dissociation des facultés mentales et dissociation de la personnalité.


Syndrome dissociatif


Rupture de la coordination entre les sensations et perceptions, les affects, les facultés cognitives et les conduites : par exemple, l'éprouvé ne correspond pas à ce qui est pensé, les idées ne traduisent pas le ressenti ni ne servent le comportement…


Pensées, sentiments et actions sont incohérents, voire contradictoires.


Discordance du comportement, avec : ambivalence, bizarrerie, détachement, impénétrabilité.


Syndrome paranoïde


Hallucinations, intuitions, interprétations et imagination débridées :


persécution par des puissances occultes ;


vécu d'attaques hypocondriaques ;


Fréquents symptômes de dépersonnalisation.


Syndrome autistique


Caractère autocentré d'un monde-pour-soi coupé d'autrui, avec :


prévalence du monde intérieur au détriment des rapports sociaux ;


oubli des conventions sociales et des modes de vie partagés ;


repli sur soi avec perte de contact, désintérêt, indifférence ;


apragmatisme ; monde personnel impénétrable, mutisme.



Schizophrénie hébéphrénique


Forme de schizophrénie (nommée parfois simplement « hébéphrénie », en référence à Hébé, divinité grecque de la jeunesse).


Les symptômes se manifestent de façon soudaine entre 15 et 25 ans, après une période de crispation et de mélancolie avec :


dissociation intense ;


désorganisation de la conduite ;


discordance avec l'environnement ;


discordance entre les expressions émotives et les situations ;


rigidité, crispation, froideur, absence de réaction, apathie tendue ;


perte des habitudes d'existence (ne plus se laver, ne plus manger, négligence vestimentaire, oubli des codes de bonne conduite…).


Schizophrénie catatonique


Signes d'inertie, combinés à un négativisme résolu (opposition aux sollicitations, refus de participation aux échanges) pouvant alterner avec des périodes de brusque agitation désordonnée :


refus de contact, fuite du regard, mutisme ;


anorexie ;


catalepsie (gestes figés, postures fixes, raideur) ;


expression en écholalie (mots répétés) ou en échopraxie (mimiques, gestes en miroir) ;


agitation, hyperkinésie sans but, maniérisme (poses, postures recherchées) en période d'excitation.


L’évolution des psychoses dissociatives va vers la chronicité lorsque les symptômes durent au-delà de six mois après leur apparition.


Alternance de périodes de relative rémission.


La symptomatologie résiduelle est plus ou moins importante selon les personnes, notamment les symptômes négatifs (opposition butée ou simple égocentration ; fuite d'autrui ou prudente tenue à l'écart).


Après amélioration, l'adaptation à la réalité reste fragile.

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