Psychopathologie et enfance


L'orientation temporo-spatiale, le schéma corporel, les facultés intellectuelles, l'image du corps et les relations avec autrui ou les institutions sociales peuvent être dégradés par des expériences traumatisantes de l'enfant.


Déficience intellectuelle


3 % de la population générale des jeunes souffrent de déficience intellectuelle (avec davantage de garçons).


La déficience est mesurée par des tests psychologiques d'efficience, qui sont étalonnés sur les performances intellectuelles de la population normale.


En fait, la majorité des faiblesses provient d'une dysharmonie de facultés : ces dernières sont mal utilisées, mal combinées, quand l'espace-temps et le schéma corporel de l'enfant sont embrouillés.


Insuffisances cognitives


Elles correspondent en majorité à des difficultés (ou impossibilités) à :


trier les signes et de conserver le résultat du tri en mémoire ;


séparer formes et fonds ;


résister à la séduction des contagions par le proche et le ressemblant (« transitivisme »).


Le manque de confiance, le sentiment d'échec et l'anxiété produisent la peur de mal faire, peur de décevoir et l'inhibition scolaire.


Principales manifestations de déséquilibre au cours de

l'enfance


Syndrome psychomoteur : tonus élevé, crispation, maladresses, dyspraxies, hyperkinésie.


Instabilité, fuite, colères sont des réactions maladroites de compensation.


Agression (davantage chez le garçon) : tentatives brouillonnes pour se valoriser ailleurs que dans les circuits scolaires (petite délinquance, désordre, oppositions « caractérielles » aux adultes).


Tics : petits mouvements involontaires, rapides, répétés ou impulsions symétriques (éphémères).


Inhibition psychomotrice :


par hyper-contrôle : état de tension forte, le sujet est crispé, lent, raide ;


par suspens de l'initiative au moment du déclenchement du geste : hiatus entre l'intention et l'acte, le sujet est bloqué.


Répétitions : onychophagie (ongles), trichotillomanie (cheveux), balancements sont des conduites « régressives ».


Troubles du langage, de l'articulation, de la parole, bégaiement, dyslexie, dysorthographie.


Après six ans, les défauts de langage risquent d'amorcer avec l'environnement (famille, camarades) une spirale négative : humiliation, dévalorisation, conflits.


Troubles envahissants du développement (TED)


La régularité du développement d'un jeune enfant peut être compromise par des troubles qui surviennent dans les interactions sociales, la communication, la représentation de soi.


Autisme : altération précoce des capacités intellectuelles, de la communication et du comportement. L'enfant ne parvient pas à construire et à stabiliser une réalité et donc à en échanger les éléments avec autrui.


Il se réfugie dans des stéréotypies, qui sont médiocrement adaptatives.


Le jeune autiste a souvent peur de l'autre : il conserve un angélisme d'ouverture à autrui mais il est très déstabilisé par le contact, dont il craint aussitôt le danger invasif. Une médication peut apaiser l'anxiété, sans toutefois ralentir l'enfant.


Les autistes sont très rarement agressifs, même s'ils sont violents, agaçants, auto-mutilants ou destructeurs.


Comportement transgressif de limites : fugues, vols, agressions, jeux risqués, suicides.


La question de l'origine de l'autisme est actuellement très débattue, ainsi que celle des traitements adaptés (pharmacopée ou psychothérapie).

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