Névroses hystérique et obsessionnelle


Névrose hystérique


Le malade hystérique souffre de symptômes psychomoteurs, sensoriels ou végétatifs qui correspondent à des conversions de souffrance psychique en souffrance physique.


Pour contourner le refoulement interdisant les images de ses désirs impossibles, le malade « convertit » ses fantasmes en les fixant sur le corps.


Ses symptômes corporels sont une voie expressive inconsciente contournant la censure appliquée par la conscience.


Certaines sensations sont désormais absentes, ou certaines fonctions dysfonctionnent, ou les perceptions sont tronquées, ou la peau est atteinte d'inflammations (cf. psychosomatique).


Le corps souffrant


Chez le névrosé hystérique il est excité et exprimé (symptômes) selon une anatomo­physiologie qui ne correspond pas aux schémas corporels de la connaissance habituelle : corps subjectif des fantasmes, du fonctionnement de zones excitées intimes, d'image corporelle inconsciente immature d'un corps enfantin, sans rapport avec la connaissance objective.


Inauthenticité


Le corps fantasmé au détriment de la réalité handicape l'existence du névrosé hystérique, qui n'est jamais au clair sur l'authenticité de ce qu'il ressent et exprime (impression d'artifice).


Les symptômes psychiques ont à être pris en charge par des méthodes psychiques (psychothérapie) mais le/la malade, au cours de la relation, cherche à obtenir davantage d'égards et de considération de la part de son médecin, lequel est piégé dans la demande de soin (cf. duplicité inconsciente des grandes crises de Charcot).


Névrose obsessionnelle


Le malade se méfie du corps, de celui d'autrui comme du sien, comme il craint en fait toute trace de vie.


Il évite d'être au contact de la poussée vivante, de la matière vivante (traces, flux, bouillonnement, effervescence…) : il se met à l'abri derrière un « périmètre de sécurité ».


Il préfère l'ordre, la maîtrise, la loi, l'abstraction, la régularité, la symétrie, la justesse.


La détermination farouche (obsessionnelle) à se protéger prend la forme de rites et de compulsions, avec :


obsession de la propreté (exagération de toilette, ménage, hygiène, désinfection) ; - honte et la culpabilité dès qu'il y a soupçon de désir ;


tentatives pour canaliser, pour isoler, pour abstraire les images de désirs jusqu'à en faire des stimuli psychiques internes qui commandent l'exécution « libératoire » de gestes brusques : les TOC (troubles obsessionnels compulsifs) visent à soulager la tension grâce à des actes irrépressibles ;


des tentatives de maîtriser les images de désirs en les répétant, en les reprenant par leur symétrie inverse, de les contenir en les enserrant dans des séries, des combinaisons de signes et des chiffrages (rituels conjuratoires), de les neutraliser en les abstrayant, en les coupant de leur contexte (isolation mentale).


Pour les freudiens


La névrose obsessionnelle est une séquelle du stade anal (cf. dressage à la propreté).


La névrose est un compromis déséquilibré entre de forts désirs et leur interdit supérieur qui censure.


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