Nouvelles attentes de psychopathologie


La représentation chez le public du clivage normalité/anormalité a récemment changé.


Facteurs de l'évolution


Protocoles de soins individualisés de proximité.


Insertion optimale du malade dans la société ordinaire.


Diffusion des médicaments psychotropes.


Développement de psychothérapies structurées et bien modélisées.


Élargissement de la psychopathologie aux apports des sciences touchant à la symbolisation, telles que la linguistique, le cognitivisme, la psychanalyse.


Collaboration des associations de familles et d'anciens malades.


Équipes thérapeutiques formées avec chartes de soin.


Difficultés chez les jeunes


La population s'habitue à consulter psychiatre, psychologue, rééducateurs, pour des enfants et des adolescents (et de plus en plus des étudiants) qui :


sont en conflit éducatif (famille, école…) ;


présentent des incapacités cognitives ;


ont des troubles de l'identité et de l'intégration sociale ;


sont angoissés par leur corps ;


échouent leurs relations amoureuses ;


éprouvent mal des relations institutionnelles ;


dérivent vers des utopies, des sectes, des embrigadements ;


sont affectés par des troubles de l'estime de soi.


Pression et stress sous contraintes ingérables


La violence devient le dénominateur commun à un vécu de mal-être chronique poussant les personnes mises en état de fragilité à requérir de l'aide :


« syndrome de la fatigue » et du découragement ;


pénibilité existentielle : trop de stress, trop de contraintes, trop de risques, éparpillement, usure… ;


les souffrances subies par les victimes de brimades et de harcèlement (domination de la personne par la force et non par la régulation de la loi) ;


sensation d'oppression, vertige, sentiment d'impuissance, culpabilité de ne pas faire

Face ;


peurs identitaires, sensation de menace, de harcèlement, de danger ;


attitude suicidaire.


Conduites de compensation habituelles utilisant l'alcool, les drogues, les produits dopants, les tranquillisants. •

Addictions :


aux produits toxiques, au tabac, à l'alcool ;


aux jeux vidéo, aux jeux d'argent, aux paris en tout genre (surendettement).


Dépendance


L'état de dépendance montre que le critère de la consommation de compensation (qui rassure en feignant de combler le manque-à-être soit par la soumission à un Maître, soit par la soumission à toujours davantage de chose à avoir) est devenu un enjeu existentiel de l'homme moderne, où la limite entre le normal et l'anormal est difficile à tracer.


Sécurité


La population attend de la psychopathologie qu'elle anticipe le « passage à l'acte » :


d'un isolé replié sur soi qui se suiciderait ;


d'un individu obsédé et compulsif qui agresserait ;


sous la froide détermination pulsionnelle d'un criminel en série ;


dans l'exaltation d'un groupe inspiré (attentats, terrorisme).


Mais la demande publique est ambiguë car l'utilisation de la psychiatrie par des régimes tyranniques pour éliminer les gêneurs politiques est gravée dans la mémoire de la démocratie.

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