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La neuropsychologie


La neuropsychologie a pour objet l'étude des perturbations cognitives et émotionnelles ainsi que les désordres de la personnalité provoqués par les lésions du cerveau, le cerveau qui est l'organe de la pensée et donc le siège de la conscience.


Lorsque le cerveau exprime sa souffrance parce qu’il est atteint par une lésion, il le manifeste par des désordres comportementaux plus ou moins grave, d'où le nom de neurologie comportementale que l’on donne aussi à la neuropsychologie. Rappelons que le cerveau  reçoit et interprète les informations sensorielles. Ces informations lui permettent de communiquer avec les autres et d’agir sur le monde par le langage et la motricité. Un cerveau en bon état de fonctionnement permet une continuité et une cohérence identitaire par les capacités de la mémoire.


Les objectifs de la neuropsychologie sont triples : diagnostiques, thérapeutiques et cognitifs.


L'analyse séméiologique [1] des troubles permet de proposer une systématisation syndromique du dysfonctionnement du comportement et de la pensée puis d'étayer son substratum lésionnel et de formuler des hypothèses sur la topographie lésionnelle. Mais le temps n'est plus où seule une démarche clinique minutieuse permettait de déduire la localisation des lésions dont la preuve ultime restait à l'autopsie. L'imagerie moderne, qu'elle soit (tomodensitométrie) ou non à base radiologique (imagerie par résonance magnétique nucléaire) pourrait conduire à se contenter d'une neuropsychologie sommaire quand la stratégie de prise en charge est essentiellement orientée par la nosologie : ainsi une hémiplégie droite avec aphasie de survenue brutale suffit à suspecter un infarctus sylvien, qui sera ou non confirmé par l'imagerie et dont la biologie, les investigations cardio-vasculaires, l'angiographie affineront l'étiologie et permettront de proposer la prévention d'une récidive. La démarche neuropsychologique invite à jeter sur le malade un autre regard qui viendra en complément de la démarche étiologique : analyser de manière détaillée le trouble du langage permettra de mieux comprendre le désarroi du malade et ainsi d'être sensibilisé à la prise en charge rééducative qui est le deuxième objectif de la neuropsychologie. Il reste enfin que la connaissance des désordres provoqués par les lésions du cerveau permet de générer des hypothèses sur le fonctionnement du cerveau normal : tel est le troisième objectif, cognitif, de la neuropsychologie, celui qui tisse un lien entre la neurologie du comportement et les sciences dites humaines.


L'exposé des grandes modalités d'expression neuropsychologique et comportementale des lésions cérébrales ne doit pas laisser l'impression d'un cerveau éclaté entre des fonctions atomisées.


Si l'être humain peut connaître le monde et agir dans le monde, c'est bien grâce à un fonctionnement coordonné de ses ressources cognitives, et grâce aux multiples connexions que le cerveau tisse non seulement d'un hémisphère à l'autre mais aussi à l'intérieur de chaque hémisphère, dessinant un réseau complexe articulé d'un bout à l'autre du névraxe. D'innombrables liens se tissent ainsi entre la cognition, l'affectivité, la sensoricité, la motricité. Ces liens ont pour substratum le neurone, désigné comme l'unité fondamentale du système nerveux à condition d'imaginer que, si le rôle du neurone est bien de véhiculer et de traiter de l'information, les neurones ne valent que par leur multiplicité (plusieurs dizaines de milliards) et par la multiplicité des connexions qui les unissent au niveau des synapses pour créer ainsi d'innombrables réseaux. Les corps cellulaires des neurones, rassemblés, constituent la substance grise répartie à la surface du cerveau (et constituant le cortex) mais aussi dispersée en petits amas « centraux » constituant le thalamus et les noyaux gris (particulièrement le noyau lenticulaire, le noyau caudé, le locus niger). La substance blanche, répartie entre le cortex et les noyaux gris (figure 1.1), est constituée des prolongements des neurones, axones et dendrites, entourés de leur gaine de myéline.


[1] - étude médicale des signes pathologiques


Enfance

La neuropsychologie a pour objet l'étude des perturbations cognitives et émotionnelles de même que les désordres de la personnalité provoqués par les lésions du cerveau

les neurones ne valent que par leur multiplicité (plusieurs dizaines de milliards) et par la multiplicité des connexions qui les unissent au niveau des synapses pour créer ainsi d'innombrables réseaux

C'est qu'il ne s'agit pas en effet de l'acquisition rapide de savoirs intellectuels, mais de la transformation d'habitudes ou de traits de caractère donnés, de leur maîtrise, voire de la formation de nouvelles capacités

On se rend compte à quel point l'être humain est fait pour le mouvement en considérant sa musculature

Dans le cadre de cette polarité, déjà soulignée plus haut, entre le système des membres et le système nerveux, le muscle se fortifie lorsqu'il est en action et gagne en volume et en poids comme le sait tout sportif

Cependant celui qui entreprend de pratiquer cet exercice, ne serait-ce que durant dix jours pour essayer, éprouvera sûrement beaucoup de respect pour lui.

Changer sciemment une habitude pour une autre, cela signifie donc que le Moi reprend en main un certain domaine d'activité tombé en désuétude.

C'est à force d'y réfléchir qu'on verra naître, lentement mais sûrement, la force intérieure qui permettra au Moi de fléchir ce comportement qui avait plus au moins échappé à son contrôle

Aujourd'hui beaucoup d'éducateurs et de parents se font du souci, à juste titre, au sujet de la drogue qui, depuis plus de deux décennies, fait des ravages surtout dans la jeunesse, et essaient de découvrir la cause profonde de ce phénomène

Pour pallier cette profonde faiblesse de caractère, le fondateur de la science spirituelle conseille, entre autres, de réprimer des désirs, systématiquement, dans toutes sortes de situations de la vie quotidienne

La confiance en soi qui s'en trouve ainsi grandie compense plus que largement la perte volontaire de quelques petits plaisirs

L'attitude superficielle si courante de nos jours qui s'accompagne d'un appauvrissement de l'âme exerce un effet profondément négatif sur la volonté

C'est ce qui manque à celui qui accuse le sort ; cela affaiblit la volonté, alors que le fait de savoir que le destin a un sens et que, par conséquent, il faut l'accepter, la renforce