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Les troubles anxieux


Les troubles anxieux sont fréquents. Leur dénominateur commun est l'anxiété.


Le retentissement des troubles anxieux est variable d'une personne à l'autre. Il peut atteindre la vie sociale, professionnelle et familiale et devenir très invalidant. Il génère une souffrance qu'il faut prendre en considération.


Il est important de savoir faire la distinction entre « anxiété » et « angoisse » au niveau sémantique. En effet, si ces deux termes sont proches dans la langue française et dans leur approche thérapeutique, ils se distinguent par leur intensité et leur ancrage.


La distinction se fait à la fois d'un point de vue quantitatif et temporel :


quantitatif : le terme d'angoisse est utilisé pour exprimer une anxiété intense.


temporel : la notion d'angoisse s'associe à un état aigu et l'anxiété à un état chronique.


On peut dire que l'anxiété est un « bruit de fond » sur lequel viennent se greffer des pics d'angoisse.


Dans l'anxiété il existe une attente, une anticipation de quelque événement ou série d'événements inquiétants. L'incertitude est présente. L'anxiété fait donc penser aussi au doute et à l'inquiétude. Il n'est pas pareil de se dire anxieux sur son avenir ou angoissé à ce sujet. Il semblerait que l'angoisse se réfère à des choses plus fondamentales et qu'elle soit jugée par beaucoup plus sérieuse, au sens dangereuse et menaçante, que l'anxiété.


La classification des troubles anxieux est la suivante :


trouble anxieux généralisé (TAG) ;

phobies spécifiques ;

phobies sociales ;

attaques de panique ;

trouble panique avec ou sans agoraphobie ;

état de stress post-traumatique (PTSD) ;

trouble obsessionnel compulsif (TOC).


Sous leurs différentes expressions, les troubles anxieux sont une pathologie très répandue puisqu'ils touchent 5 % des hommes et 14 % des femmes. La tranche d'âge la plus exposée se situe entre 25 et 45 ans, on en retrouve à tous les âges, y compris chez le jeune enfant et la personne âgée [source].


La crise d'angoisse évolue en quatre temps :


1. Une sensation de menace apparaît, quelque chose ne va pas chez la personne : une pensée, un contexte, une impression, une incertitude.


2. Le cerveau émotionnel prend le pas sur le cortex (cerveau de la raison). Le système limbique joue un rôle majeur dans le fonctionnement de la mémoire, des émotions et de l'élaboration des comportements. Il regroupe plusieurs entités :


l'amygdale, « tour de contrôle » de l'anxiété. Elle détecte le danger et déclenche un signal d'alarme ;


l'hypothalamus et l'hypophyse, qui transmettent l'information au corps, notamment aux glandes surrénales ;


l'hippocampe, qui mémorise les peurs.


3. Les glandes surrénales s'activent. Elles libèrent de l'adrénaline et du cortisol dans tous les organes.


4. Des symptômes physiques générateurs d'angoisse se manifestent :


cardiaques : tachycardie, sensation de chaleur ;


pulmonaires : oppression, accélération de la respiration, gêne thoracique ; digestifs : spasmes, diarrhée ;


urinaires : pollakiurie ;


neurodermatologiques : sueurs, bouffées de chaleur, tremblements, tensions musculaires, etc.



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Thérapeutique


Les troubles anxieux sont fréquents.


Leur dénominateur commun est l'anxiété.

Dans l'anxiété il existe une attente, une anticipation de quelque événement ou série d'événements inquiétants.