Esprit du Temps n° 4 - Noël 1 992

Original téléchargeable en bas de page



Quelques objections à la pratique des thèmes astrologiques

Christian LAZARIDÈS


La période de Noël, fête de la Naissance, de l’incarnation, est sans doute un moment privilégié pour réfléchir sur une pratique qui est devenue, en quelques décennies, un véritable phénomène sociologique : le thème astrologique, la carte du ciel de naissance.


Monter un thème astrologique, l’interpréter, transmettre à quelqu’un le fruit de son interprétation constitue un acte bien particulier.


Se faire monter son thème astrologique, en attendre des réponses pour orienter sa vie, ou pour « mieux se comprendre », ou même tout simplement « pour voir », est un autre acte bien particulier.


La conjonction de ces deux actes aboutit à la situation astrologique de base, la « consultation astrologique », qu’il s’agisse d’astrologie professionnelle ou d’astrologie bénévole.


Dans les milieux se réclamant de l’anthroposophie la question du thème astrologique, tant du point de vue de l’astrologisant que de l’astrologisé, donne lieu à des attitudes très diverses. Certaines personnes ont un rejet quasi-viscéral de la chose, y pressentant une atteinte au sanctuaire de l’individualité, une attaque subtile sur le Moi. D’autres, à l’opposé, cultivent, ou cautionnent, une pratique du thème dans des conditions identiques ou très proches de l’astrologie courante.


D’autres encore cherchent à apporter à l’esprit d’une telle pratique, et éventuellement aux techniques, des modifications plus ou moins profondes qu’ils tâchent de tirer des données anthroposophiques (thème héliocentrique, prise en compte des constellations en plus des signes, graphes de gestation, etc.). De telles démarches sont éventuellement, et un peu hâtivement, qualifiées d’astrosophiques.


Bien sûr, tout le monde exprime qu’il y a « astrologie » et « astrologie » : des astrologies lamentables, simplistes, manipulatrices, et des astrologies plus nobles, et tout le monde aussi est bien persuadé de se situer au-delà des astrologies suspectes. Mais c’est précisément sur les critères de cette « noblesse » que je voudrais ici ouvrir le débat.


Il ne s’agit pas, de façon dogmatique, de distinguer des façons plus ou moins valables d’interpréter les thèmes de naissance mais, plus radicalement, de s’interroger sur le sens de cette pratique à notre époque :


Peut-elle être une aide dans la vie, pour organiser sa biographie, pour aborder des situations liées au karma, pour avancer sur un chemin spirituel ?


Ou bien, au contraire, est-elle un frein, un obstacle à un vécu libre de la biographie et du karma ? Est-ce une tentation susceptible d’affaiblir le dynamisme de l’individualité spirituelle ?


Les déclarations de Rudolf Steiner au sujet de l’astrologie et des configurations célestes à la naissance sont suffisamment multiples pour permettre aux opinions les plus diverses et les plus contradictoires de s’appuyer sur elles. À ma connaissance, il n’a jamais invité à la pratique du thème de naissance. Par contre il a souvent fait une critique des méthodes de l’astrologie courante, et il a par ailleurs amené des éléments qui relativisent grandement l’importance du thème de naissance.


Certes, il a indiqué un lien entre les conditions spirituelles prénatales (la vie dans les sphères planétaires) et les configurations planétaires à la naissance, mais, à mon sens, dans une dynamique qui ne justifie absolument pas la pratique du thème de naissance. Enfin, des travaux sur des thèmes de naissance ont été faits dans son entourage, mais nous verrons la spécificité des conditions dans lesquelles cela s’est fait.


Je n’ai aucun désir de jouer au censeur ou de « faire la morale ». Il s’agit seulement d’exprimer mes scrupules, nés en rapport avec mon approfondissement des données anthroposophiques, vis-à-vis de cette pratique astrologique qui fut mienne pendant une dizaine d’années (de 1968 à 1978). Il s’agit déjà de détailler un peu les différents ingrédients d’une telle situation, trop souvent amalgamés dans une « situation globale » où l’on ne sait plus trop ce qui se passe au juste.


Je présenterai trois groupes d’objections à cette pratique, qui s’adressent non pas tant aux astrologies de bas de gamme, mais plutôt aux astrologies et astrosophies se croyant au-dessus de tout soupçon.


Mais, avant de faire cela, je voudrais prévenir d’éventuels malentendus.


L’ASTROLOGIE : UN ENJEU ESSENTIEL DE NOTRE TEMPS


Il ne s’agit surtout pas de critiquer de façon abstraite l’astrologie dans son essence. Ma critique ne s’apparente en aucune manière à celle des scientistes et autres rationalistes. Bien au contraire ! L’anthroposophie est là pour nous montrer, sans ambages et presque à chaque page de l’œuvre de Rudolf Steiner, qu’il y a dans une véritable astrologie, ou « astrosophie », ou « cosmosophie », qui serait véritablement adaptée à notre conscience actuelle, quelque chose qui est vital pour la 5e époque post-atlantéenne (1413-3573). Lorsque, par exemple, Rudolf Steiner caractérise « Sardes », la communauté humaine à qui est adressée la cinquième lettre de l’Apocalypse de Saint Jean et qui représente la 5e époque, c’est bien cette teneur cosmosophique des Mystères de Sardes qui est mise en évidence. Dans un autre contexte, il dit :


« (...) Il m’est devenu de plus en plus évident, après de nombreuses années de recherches, que de nos jours a lieu une véritable renaissance de l’astrologie de la Troisième Époque, astrologie qui a été transformée par l’impulsion du Christ. Il faut aujourd'hui, bien que tout autrement qu’on le fît autrefois, faire des recherches dans le domaine des astres : l’écriture stellaire doit à nouveau nous dire quelque chose (...) 1 »


C’est donc précisément parce que c’est une grande tâche de notre époque que l’on doit se montrer circonspect sur les outils, sur les méthodes, sur l’esprit d’une telle recherche. Relevons aussi l’importance du mot « recherches », qui n’est pas synonyme d’application, mais nous reviendrons sur ce point.


Notons surtout ce fait de l’impulsion du Christ en tant qu’élément de la transformation de l’ancienne astrologie en nouvelle astrologie. C’est la venue unique du Christ dans un corps, c’est cette « Naissance » exceptionnelle qui pourrait bien être le facteur qui change tout dans la façon d’aborder dès lors les thèmes de naissance.


Il faudrait ici approfondir cette succession de « naissances » : celles des deux Jésus, puis la venue proprement dite du Christ au moment du Baptême dans le Jourdain, puis le Golgotha, qui est une mort, mais qui marque en fait la véritable naissance du Christ à la Terre, et qui est en même temps le moment de… la naissance du Moi.


Il est impossible d’aborder en quelques mots les significations à la fois humaines et cosmiques de ce qui se passe alors en ce printemps de l’an 33 : le Soleil spirituel vient habiter la Terre spirituelle, devient l’Esprit de la Terre.


Et l’œuvre de Steiner est constellée de phrases qui nous donnent à entendre que cette force du « Je » (du Moi) décisivement né alors, est un élément dont l’action échappe aux lois du zodiaque lui-même ; à titre d’exemple, voici un bref passage de la conférence du 18 avril 1920 :


« (...) C’est au-delà du zodiaque que se trouve ce dont nous dépendons - en tant qu’êtres humains - dans une plus grande mesure que de tout ce qui se situe au sein du zodiaque, c’est-à-dire dans le ciel des étoiles fixes. C’est là la chose essentielle qui correspond à, notre “Je” (Ich). Avec notre corps astral - l’animal l’a aussi - nous nous trouvons dans une dépendance vis-à-vis du macrocosme. Là, dans le corps astral, tout est encore formé comme le veulent les étoiles. Avec notre “Je” nous nous trouvons au-delà du monde des étoiles, en dehors du zodiaque. Nous avons là la part au moyen de laquelle nous nous sommes rendus libres (...) 2 »


Bien entendu, nombre d’astrologues prétendent qu’ils prennent en compte cet élément du Moi dans le cadre d’une « astrologie éclairée ». L’intention est louable, mais je pense que c’est beaucoup plus facile à dire qu’à faire, car pour tenir réellement compte de la dimension du Moi, peut-être faudrait-il se hisser réellement aux hauteurs où il est perceptible.


Ce qui nous conduit à nos trois groupes d’objections, distinguées pour la clarté de l’exposé, mais qui, finalement, concernent toutes, sous des abords différents, le problème central de la réelle prise en compte du Moi, le plein respect de l’individualité, dans les pratiques astrologiques.


OBJECTIONS QUI TIENNENT A LA MÉTHODE


Dès 1905, dans un article paru dans la revue Lucifer-Gnosis 3, Rudolf Steiner pose les exigences d’une nouvelle astrologie qui serait digne de ce nom. Un bref passage de cet article pourra déjà laisser entrevoir ces exigences que l’on élude avec beaucoup trop de décontraction. Il y fait nettement appel à la vision suprasensible, et l’Intuition (écrit ici par une majuscule pour la différencier de l’intuition au sens courant) est, techniquement, le plus haut niveau de cette conscience supérieure dans la triade Imagination-Inspiration-Intuition 4.


« (...) Mais la véritable astrologie est une science entièrement intuitive et elle exige de celui qui veut la pratiquer le développement de forces supérieures, suprasensibles, qui sont absentes aujourd'hui, chez presque tous les hommes. Rien que pour exposer son caractère fondamental, il faut se reporter à de très hauts problèmes cosmologiques qu’étudie la science de l’esprit (...) Mais pour élever ces hypothèses au niveau d’une connaissance scientifique claire, il est nécessaire de développer une faculté de vision suprasensible très haute, à savoir les degrés les plus élevés de l’intuition qui soient accessibles aux humains. Il ne s’agit pas des pressentiments diffus, ni des rêves à demi-visionnaires que l’on qualifie aujourd’hui trop souvent d’intuitions. Il s’agit d’une faculté de perception aussi nette que la pensée mathématique (...) Les lois astrologiques reposent elles-mêmes sur des Intuitions auprès desquelles la connaissance de la réincarnation et du karma reste une chose très élémentaire (...) ».


Voilà ! Tout est dit, du moins dans le cas où l’on voudrait « élever ces hypothèses au niveau d’une conscience scientifique claire », ce qui semble souhaitable dans la perspective anthroposophique.


Car lorsque tel d’entre nous, qui n’a même pas atteint les niveaux les plus élémentaires de l’imagination, pratique l’astrologie comme s’il se situait à ces niveaux les plus élevés de l’intuition, n’est-ce pas le comble du dilettantisme, de l’amateurisme ? En bref, il s’agirait de ne pas confondre nos intentions et nos facultés réelles. Car de simples intentions ou déclarations de principe, ni en astrologie, ni dans aucun autre domaine, ne sauraient transformer, comme par enchantement, nos pratiques.


En fait cette objection fondamentale touchant à la méthode pourrait à elle seule clore le débat. Mais, pour concrétiser ce débat, je poursuivrai en présentant deux autres groupes d’objections, les premières, que j’appellerai « techniques » et qui touchent à l’outil qu’est le thème de naissance, les secondes, que j’appellerai « morales » et qui touchent plus spécifiquement à l’acte astrologique.


RELATIVISATION « TECHNIQUE » DU THÈME DE NAISSANCE


Nous avons déjà signalé que Steiner avait à l’occasion parlé de certains liens entre les expériences vécues dans les sphères planétaires et les configurations planétaires à la naissance. Et certains s’appuient sur ce fait pour justifier la pratique du thème. Cela suppose que le thème pourrait alors servir de ciel pour comprendre la vie dans les sphères planétaires. Au départ, je pense qu’il faudrait plutôt inverser la logique, et c’est la vision dans les sphères planétaires qui permettrait de comprendre éventuellement un thème.


Nous retrouvons alors l’exigence d’une connaissance scientifique du suprasensible comme préalable à l’étude éventuelle d’un thème de naissance.


Par ailleurs, ici et là, Steiner amène des aperçus que, là encore, on élude trop facilement, qui nous font entrevoir la tout autre astrologie qu’il avait en conscience et qu’il n’a jamais formalisée. Je mentionnerai seulement trois de ces sources de relativisation, et sans les développer, car j’ai déjà abordé le sujet ailleurs :


le thème de mort et l’astrologie « impersonnelle » qui pourrait se fonder sur celui-ci ! 5-6


la question des « étoiles de temps » qui vivent dans les relations sociales et non plus dans les configurations célestes 6,


« L’horoscope spirituel », lequel n’est pas établi sur le moment de naissance, ni sur les modes d’interprétation traditionnels, mais qui a une importance décisive, du point de vue « spirituel » précisément ! 7


Déjà ces quelques éléments, avec aussi l’impondérable de l’action du Moi évoquée au début, indiquent la prodigieuse difficulté pour bien cerner le « domaine de validité » du thème natal, sa place dans la dynamique d’ensemble de l’être humain. Sans quoi, on lui fait dire sans arrêt des choses qu’il n’est pas « techniquement » apte à révéler. Et cette propension à faire dire à un thème de naissance tout et n’importe quoi à tous les niveaux (physique, psychique, spirituel) est particulièrement grande dans les astrologies à prétention « spirituelle », « humaniste », ou « karmique », voire « astrosophique ».


C’est dans ce sens qu’elles sont souvent plus pernicieuses que l’horoscope des magazines. On entre dans le domaine de ces demi-vérités, quarts de vérités, ou énièmes de vérités qui sont plus néfastes que les franches erreurs car, comme le dit si bien Louis Claude de Saint-Martin, « le sens absolument faux m’a fait moins de peine que le sens à moitié vrai, parce que cette moitié vraie empêchait l’autre de se rectifier. »


C’est aussi dans ce sens qu’il ne faut pas se laisser hypnotiser par les arguments du type : « Et pourtant, ça se vérifie ! » (ou « ça marche ») ou bien « Et pourtant, ça rend service » (ou « ça aide »).


En tant que contre-argument du premier, je me limiterai à cette réponse qu’aurait faite Steiner à une personne qui lui disait que, pour elle, les données de l’astrologie s’étaient toujours vérifiées : « - Et vous n’avez pas honte ? »


Cela indique que, fascinés par le niveau où « ça marche », nous risquons de nous abstenir d’aller aux niveaux supérieurs où ça marcherait aussi, et peut-être bien plus valablement !


Avec l’argument du « ça aide », nous passons nettement du savoir astrologique à la pratique relationnelle de l’astrologie, là où apparaît plus nettement la dimension morale… et mon troisième groupe d’objections.


LES PROBLÈMES INHÉRENTS A LA « CONSULTATION ASTROLOGIQUE »


Au départ, ce seront là les objections les plus irrecevables, voire les plus incompréhensibles. Cela, parce qu’elles s’adressent non seulement à la pratique astrologique, mais aussi à des choses encore plus « intouchables » : la relation interindividuelle en psychologie et en psychothérapie. La consultation astrologique se concrétise par un « entretien », un « échange », un « tête-à-tête » sur le modèle médical ou psychologique, qui semble aller de soi. Mais il faut bien voir que cette évidence des entretiens psychologiques est le fruit de l’évolution d’une certaine psychologie, et que Rudolf Steiner, par exemple dans la conférence du 11 novembre 1917 8, a prévenu (à propos des méthodes psychanalytiques) des dangers inhérents à ces méthodes interindividuelles, intersubjectives.


Il montra en particulier comment les trois forces de l’âme fonctionnaient de façon anormale dans ces séances, comment des représentations agissaient de façon indue dans le domaine du sentiment et de la volonté, et comment cela n’aboutissait qu’à générer des relations karmiques distordues entre l’analysant et l’analysé.


Steiner remet totalement en question ces méthodes à prétention psycho-thérapeutique orientées sur l’individu. C’est cet élément de personnalisation, de nombrilisme à deux, qui crée l’anomalie. Et il propose comme alternative quelque chose qui est grandement passé inaperçu : une connaissance « humaine-générale ». Autrement dit, le Moi, à notre époque, doit trouver par lui-même son orientation, et les forces qui peuvent l’aider en cela doivent être objectives, avoir valeur générale, concerner l’humain en général, et non pas être axées sur l’individu. Cela peut sembler paradoxal, mais c’est, au fond, logique : pour respecter vraiment l’individualité, il faut lui fournir les moyens généraux grâce auxquels elle saura trouver son chemin et non pas lui dessiner le chemin d’une manière partielle, voire erronée, et de toute façon téléguidée.


Cette objection de Steiner, destinée à remettre en question beaucoup de choses en psychologie, me paraît s’appliquer aussi à la situation de base de la consultation astrologique, dans laquelle justement abondent les « interprétations », et donc les suggestions qui vont se nicher dans le sentiment et dans la volonté d’autrui. Sans même parler ici des situations de manipulation - volontaire ou incontrôlée -, la situation astrologique de base la mieux intentionnée comporte cet élément d’intrusion inadéquate dans les régions du sentiment et de la volonté. Et cela s’aggrave d’autant plus dans les astrologies à prétention « karmique ».


Faut-il alors renoncer à toute astrologie ? Non, bien sûr ! Mais ici, comme en psychologie, il s’agit d’aller à une connaissance « humaine-générale ». Et ce type de connaissance du cosmos, des astres, eh bien, vous le trouvez pratiquement à chaque page des trois cent soixante volumes de l’œuvre de Rudolf Steiner. Cette cosmosophie, cette description des périodes de l’évolution de la Terre et de l’Homme, c’est l'organisme objectif, au sein duquel le Moi pourra s’y retrouver lui-même, de façon naturelle pour ainsi dire. C’est là l’astrologie qui permet au Moi d’inscrire librement les actes qui constitueront la biographie. L’eurythmie, par exemple, est une mise en pratique de cette cosmosophie humaine-générale appelant l'initiative du Moi, et non pas une somme de représentations suggestionnant le sentiment et la volonté.


Bien entendu, c’est autre chose que d’étudier - dans la perspective historique - les destins achevés de certaines personnes, à travers les thèmes de naissance et de mort. Des recherches peuvent être faites aussi dans le domaine médical et de la pédagogie curative. Mais en fait, dans ces cas nous voyons bien que c’est à nouveau « l’humain-général » qui est au centre de la préoccupation. Il faut signaler ici que les thèmes de naissance étudiés dans l’entourage de Steiner, par exemple par Franz Seiler en médecine, et par Elisabeth Vreede en pédagogie curative, concernent tout d’abord un domaine bien particulier : la pathologie ; et ensuite il ne faut surtout pas oublier - fait qui nous ramène à notre premier groupe d’objections - que l’interprétation fut faite par Steiner, c’est-à-dire précisément par quelqu’un dont on peut supposer qu’il atteignait les plus hauts niveaux de l’intuition ! Et par ailleurs il convient à nouveau ici de ne pas confondre l’étape de la recherche et celle de l’application.


Mes objections concernaient uniquement la pratique du thème de naissance en tant que prétendu moyen de connaissance de soi et d’orientation de ses actes. Derrière ce « petit acte », qui a tendance à devenir un « must » de notre époque, il y a, au sens propre, des mondes ; toute la dynamique du Moi est en rapport avec un tel acte.


NOTES


1. Rudolf Steiner, Conférence du 1er janvier 1914 à Leipzig, dans Le Christ et le monde spirituel, Paris, Triades, 1 978.


2. Rudolf Steiner, Conférence du 18 avril 1920, dans Entsprechungen zwischen Mikrokosmos and Makrokosmos (GA 201), Dornach, Rudolf Steiner Verlag, 1 987.


3. Rudolf Steiner, Article de 1905, dans Lucifer-Gnosis 1903-1908 (GA 34), Dornach, Rudolf Steiner Verlag, 1 987. En français : « Anthroposophie et astrologie », Triades, Noël 1979, 27e année, n° 2.


4. Voir à ce sujet : Rudolf Steiner, Comment acquérir des connaissances sur les mondes supérieurs ou l'initiation, Paris, Triades, 7e éd. 1 989 ; Degrés de la connaissance supérieure, Genève, E.A.R., 1 985 ; Imagination, Inspiration, Intuition, Genève, E.A.R.


5. Voir Rudolf Steiner, Conférence du 21 janvier 1917, dans Das Karma der Unwahrhaftigkeit-Zweiter Teil, (GA 173), Dornach, Rudolf Steiner Verlag, 1 983.


6. Voir dans C. Lazaridès « Pensées pour le temps de Noël au sujet d’une “astrologie” à l’ère de l’âme de conscience », Triades, hiver 1989-1990, 37e année, n° 2.


7. Voir Rudolf Steiner, Pensée humaine, pensée cosmique, Paris, Triades, 1 951.


8. Traduite dans Cahiers de Médecine Anthroposophique, printemps 1991, n° 50.



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